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Verso

Verso n°147 : nature de l’orage

Où vous pouvez lire mes premiers textes publiés

la revue Verso est une revue de qualité qui sait mettre en avant des auteurs confirmés et de jeunes plumes parfois un peu fragiles, plumes en lesquelles Verso sent « un quelque chose » à défendre pour qu’il  évolue.

Site de la revue :

http://revueverso.blogspot.fr/

Extraits :

Sublimation

 

Moi…tantôt froide tantôt chaude,

Humide ou dure comme pierre.

Parfois tu m’attrapes d’autres me perds.

Las! Au septième ciel je me ravaude.

Tu as besoin de moi mais tu n’es qu’un

Parmi tant d’autres qui de moi se sert.

Tu prônes mes atouts, mes formes, et j’erre.

Te rappelles- tu ? Notre toilette…le bain…

 

Aimerais tu comme moi être responsable,

Détenir l’avenir et le coeur de minable?

Depuis ma dilution, je suis tombée de haut.

 

Moi qui hydraterais ta culture

Et nettoierais ta sépulture,

Insignifiante je suis ta goutte d’eau.

 

Fantasme

Chacun se l’imagine de la façon qu’il veut, de la façon qu’il peut…Blonde, brune, au mieux d’un châtain synthétique. Certains la fuient longtemps: soit parce qu’artificielle et d’étrange beauté, soit lorsque sa laideur aux traits scabreux repousse. D’autres, leur vie durant, la pourchassent. Ils la piègent parfois…Fidèles ou non à l’idée qu’ils s’en furent, croyants et convaincus de sa frêle existence, ainsi que du Dahu. D’autres encore, lorsqu’en rêve ils l’attrapent, pensent qu’elle est docile et se laisse saisir, ou bien se la figurent fugueuse…Rebelle à l’infini…Personne ne saurait la décrire. Ces visions relatives font d’elle un fantasme. Le doute, l’interprétation, l’illusion, ou la peur, la certitude et souvent la croyance en sont des ennemis; et comme son amant qu’on appelle réel, elle est une intouchable et nommée vérité…

 

Celui qui a décidé d’arrêter

Sais-tu que tu m’as manqué, que j’ai sous estimé ma dépendance et regretté ton abandon? Je t’aimais à en mourir…Je me le rappelle ce nuage dans lequel je vivais. Je me souviens également que de toi j’ai fait plus d’un abus. Je me vois encore laisser glisser ton corps blanc entre mes doigts, puis de ma bouche, de mes lèvres, mouiller ton extrémité, admirant ton incandescence, ta chair, chaleur de braise. Je m’aperçois que j’avais tout consumé de toi, ne restaient que des cendres pour me faire sourire. Je m’époumonais… J’ai usé plus d’un souffle pour te prouver mon attachement, mon besoin de toi. Je me remémore la manière excessive que je détestais, mais que tu avais de me suivre sans cesse. Nous aurions pu longtemps coexister, mais ta présence trop fréquente m’a étouffé…J’aurais voulu continuer à t’adorer, mais ma vie n’en respirait que très mal. Tu m’as aimé, certes! Mais pas pour moi, juste pour le pilier que j’étais, afin de te convaincre que tu étais soutenue par un de plus. Tu m’as aidé plus d’une fois à m’éloigner des tourments…je croyais avoir mérité ce soutien… mais apparemment, non. J’aurais du depuis le début te rouler à la tubeuse, çà m’aurait coûté moins cher, pour assouvir ce fantasme de petit garçon; foutue cigarette!