bistouclax

Bistouclax

 

Bistouclax c’est quoi ?

Bah c’est le nom de mon solo qui jouera bientôt sa musique metal et lira sa poésie dépressive. J’accompagnerai dans leur tournée Jeanne Van Calck. (Le détail des dates ici)

Pour la musique le Bandcamp. Les premiers enregistrements seront ceux que j’ai montés en solo avec une jolie batterie pré-enregistrée. Mais début 2017 Bistouclax ne sera plus tout seul car il a trouvé un batteur pour jouer avec lui et il trouve ça mieux.

Les textes que je lirai sont ceux du recueil Salmigondis et Ripopées qui sortira le 16 Novembre pour notre première date à La Casa Relax à Clermont. Certains poèmes sont déjà accessibles sur le site. Mais en voilà un inédit :

Vache à hublot

Envoi de bulletins de salaires,

destination pôle emploi

pour qu’ils relèvent les dix pauvres heures

que j’ai travaillé ce mois.

J’ai l’impression d’être

une vache à hublot.

On me fait bouffer des aides

pour que je ferme ma gueule.

Pas encore digérées,

voilà qu’on m‘ouvre la trappe,

le bras glissé au plus profond

de mon maigre abdomen.

Ils tirent

pour récupérer ce qu‘ils m‘ont donné

via le loyer d’appartements qu’ils possèdent,

via mon minimum

insupressible de courses

dans des magasins qu’ils possèdent,

via les taxes, les impôts que je dois

à un état qu’ils possèdent.

Comme si je pouvais épargner,

comme si avec ça je pouvais être

comme ils le disent tranquille.

Puis ils me donneront encore

leurs putains d‘aides,

leur putain de charité

qu’ils me fourreront dans la bouche

pour me les extirper une fois dans l’estomac.

Réouverture de trappe

avec ce bras farfouillant en moi.

Mais donner c’est donner

et reprendre c’est voler.

Non, nous ne sommes pas des assistés.

Si on se démerdait

pour les toucher vraiment ces sous.

Sans appart, à la rue,

en faisant les poubelles

pour trouver de la graille

ils verraient bien que c’est eux

qui profitent des aides,

 qui profitent de gens vivants

sous le seuil de pauvreté,

troussant au passage

la classe moyenne

qui ne dispose pas de moyens si rodés

pour récupérer ce qu’ils donnent.

Sans nous pour leur reverser

leurs précieuses aides

ils n’auraient pas ces rentes,

ils n’auraient pas ce travail qui rapporte autant,

ils n’auraient pas de si jolies vacances,

ils n’auraient pas la femme qu’ils achètent pour rester,

les belles fringues, les bons mets, fini !

Si au lieu d’être « assistés »

nous étions tous errants,

sans leurs logis, sans leurs impôts,

s’il nous restait un bout de terre

pour vivre autonome, sans eux

hors de leurs politiques,

ils pourraient toujours l’ouvrir notre trappe

et la secouer longuement la tirelire,

fini le magot inépuisable

 présent, là, sous la main,

dans la foule de pauvres

de « beaufs aux regards bovins »

 par le manque à gagner

ils pourraient comprendre

que ce sont eux les assistés.